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Les livres
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"L'Entreprise Virtuelle: Nouveaux modes de travail, nouveaux modes de vie ?"- Édition 2001 -Le 27 février 2001, les Éditions d'Organisation (Groupe Eyrolles), après un bref toilettage et la mise à jour des notes de travail, rééditent "L'Entreprise Virtuelle, nouveaux modes de travail, nouveaux modes de vie ?", avec une préface de Michel Bon, Pdg de France Télécom. | ![]() |
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Préface de Michel BON,
D'emblée, il faut se féliciter de la réédition, dans cette version complétée et enrichie, de « L'entreprise virtuelle ou les nouveaux modes de travail ». Ecrit à la fin des années 1980, alors que s'esquissaient les premiers pas qui allaient conduire à la société de l'information, l'ouvrage de Denis Ettighoffer reste d'une grande modernité. Le lire avec le regard d'un lecteur de 2000/2001, c'est mesurer la rapidité du chemin parcouru. En une dizaine d'années, que de progrès accomplis, que de bouleversements ! 0r, si avec le surgissement d'Internet, la fantastique diffusion des mobiles et, désormais, la convergence entre le monde du net et les télécommunications mobiles via le wap et les systèmes de la troisième génération, les techniques ont profondément évolué, les réflexions que Denis Ettighoffer nous proposait en 1992 ont gardé toute leur actualité. En effet, loin d'être rivé sur le seul cheminement technologique dont il augurait le développement fulgurant, son livre posait des questions fondamentales touchant, au plus profond, non seulement, les modes d'organisation des entreprises, mais plus largement encore, le fonctionnement de nos sociétés.
Président de France Telecom
Lire la suite...Qui pourrait le nier ? Nous avons vécu au cours de cette dernière décennie, et nous vivons encore, une fantastique révolution. A la force physique et à la puissance des machines qui avaient fait naître, avec la vapeur, la première révolution industrielle au cours des années 1780/1800, puis - avec l'électricité - la deuxième vers 1880, s'est substituée une révolution de l'intelligence où la capacité de mémoire et de calcul l'emporte désormais sur la puissance matérielle. Le neurone l'emporte sur le muscle dit l'auteur. Nous sommes dorénavant entrés dans une nouvelle ère, une ère post-industrielle, post-taylorienne, précise Denis Ettighoffer. Les raisons de cette mutation sont multiples et elles tiennent avant tout à une formidable accélération du cycle d'innovations dont le considérable développement des réseaux de télécommunications est à la fois cause et conséquence. « Les activités économiques, les pouvoirs, la productivité du travail comme du capital, les clés de la compétitivité des entreprises et donc des nations dépendent désormais des réseaux associés aux ordinateurs » écrivait à juste titre Denis Ettighoffer dès 1992. Qui pourrait aujourd'hui prétendre le contraire ?
Les effets de ce développement des réseaux ont considérablement contribué à la décentralisation, à l'aménagement des territoires et, au-delà, à une redéfinition de l'espace. Nombreux en sont les exemples à l'échelle mondiale. Ils ont également permis l'éclosion de nouvelles activités. Pensons à la révolution du courrier électronique, mais aussi à l'Internet ! Ainsi, grâce à Internet, il est très aisé de consulter à loisir, dans le fichier d'une librairie virtuelle, celle d'Alapage par exemple, un très vaste choix de livres, de prendre connaissance, de la quatrième de couverture de l'ouvrage, d'en lire à l'écran des critiques et de le commander. Outre un savoir désormais disponible partout, l'Internet inaugure de nouveaux types de consommation.
En somme, beaucoup d'activités peuvent se localiser n'importe où et ce, d'autant plus facilement que la baisse du prix des communications est très rapide. Et ce qui est virtuel n'est attaché à aucun territoire particulier. Nouvel espace donc, mais également nouvelle conception du temps, les réseaux font voler en éclats le temps traditionnel. Au temps et aux rythmes anciens se substitue désormais le temps réel, celui de l'échange et des réseaux. Après avoir donné à l'homme l'ubiquité, les technologies de l'information et de la communication lui donnent l'omniprésence et la permanence.
Les conséquences de ces mutations sur le fonctionnement des entreprises sont multiples. Nous sommes entrés dans une société de l'impatience, une société du "tout, tout de suite", une société de l'hyper-temps. D'un côté, pour l'entreprise, se dessine un temps de plus en plus compté. Plus que jamais, la vitesse devient le nerf de l'économie. D'un autre côté, s'installe une exigence de temps libre. Le client refuse l'attente. Aller vite, c'est gagner du temps et le client tient à pouvoir acheter, à toute heure, où qu'il se trouve, des services personnalisés. Les entreprises n'ont pas le choix. Elles doivent s'adapter et si elles ne le font pas, leurs concurrents, n'en doutons pas, le feront ! Ainsi, France Telecom, pour devenir la Net Compagnie, a dû totalement se réorganiser. L'organisation est désormais intégralement tournée vers le client : multiplication des hot-lines, personnalisation des services, des tarifs, boutique en ligne via notre site Web : francetelecom.com... De fait, les nouvelles technologies de l'information et de la communication sont porteuses d'une révolution heureusement pacifique au sein de l'entreprise. Certes, elles contribuent à modifier considérablement les relations que celles-ci ont avec leurs clients mais elles bouleversent également leurs modes de gestion et de fonctionnement : le rôle du manager s'en trouve redéfini. La multiplication des intranets en témoigne.
Désormais, l'entreprise sera relationnelle dans tous les sens du terme.
Comme le montre bien ce livre, un mouvement est en marche. Il est clair, qu'aucun secteur économique ne sera épargné. Une nouvelle économie, fluidifiée par les réseaux électroniques, caractérisée par la globalisation se met en place et, à très grande vitesse, elle pénètre l'économie "réelle". Les technologies de l'information et de la communication sont désormais un secteur économique à part entière qui créée déjà autant de valeur que l'automobile, l'énergie ou les télécommunications au sens traditionnel du terme. Elles contribuent, à l'évidence à redéfinir notre conception de l'entreprise et, en ce domaine, beaucoup reste encore à inventer...
Il y a beaucoup de gourous. Bien peu prennent le risque d'être relus 10 ans après. Ceux qui le peuvent témoignent d'une solidité dans la pensée et dans la vision qui forcent l'intérêt. C'est le cas de Denis Ettighoffer.
Michel BON
Président de France Telecom
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- ÉDITION 1992 -
"L'Entreprise Virtuelle ou les nouveaux modes de travail"
Denis Ettighoffer, Editions Odile Jacob, 1992
Comment travaillerons-nous demain ? Où sont les nouveaux gisements de productivité dans les activités du tertiaire ? Quelles sont les clés indispensables pour préserver, dès aujourd'hui, les profits et les capacités de développement des entreprises, pour favoriser le rayonnement de la Cité dans l'économie du XXIème siècle ? Les nouvelles technologies de la communication ébranlent les savoir-faire et les organisations traditionnelles. Voyageuse immobile, l'entreprise doit être virtuellement partout, comme le travail, devenu immatériel. Ce bouleversement démontre l'emprise des réseaux qui ont déjà aboli des vieux rythmes de travail et supprimé les frontières. Chacun a désormais le monde au bout des doigts, mais sur quel bouton appuyer ? Denis Ettighoffer brosse un panorama des conditions de travail qui régiront notre environnement professionnel dans la prochaine décennie.
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- Version anglaise -
"The Virtual Enterprise, or new ways of working"
"The Virtual Enterprise" maps out changes that will probably affect companies as a consequence of the development of the new technologies of information and communication (NITCs). To a certain extent, the productivity gains in manufacturing are "consumed" by the administrative functions. Executives and managers cost a lot of money to companies which, however, are not investing in information technologies in order to help the "white collars" improve their productivity. If the old "Taylorist" organization was consuming a lot of energy, the new companies of tomorrow will consume much more information and much less energy. In order to assimilate such a development and improve productivity in the services sector, companies will have to get rid of an inflexible and hierarchical organization (the "Taylorist" organization") for a more client-oriented organization based on team work and information interchange (between sub-contractors, suppliers, clients, consultants and co-workers...). Skills, know-how and knowledge must be considered more important than hierarchy, and administrative work must be less critical. On the one hand, the growing investments in information technologies might call into question the money spent in building since offices will be less used during traditional working hours. On the other hand, the generalisation of working from home will lead to reorganizations of time (fading of the frontier between time spent at work and time at home) and space (off-shore work, regional development...). Still, because of the way companies are managed, we cannot imagine all employees working from home. Furthermore, managers are unfamiliar with the new technologies of information and communication and therefore not prepared to implement any change. The aim of the author, Denis Ettighoffer, president of Eurotechnopolis Institut, is not to describe the 21st century as a science-fiction novel, but to help managers to keep their eyes on the technologies of communication and information and the consequences they could have on the companies' organization.
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- Version italienne -
"L'Impresa Virtuale, i nuovi modi di lavovare"
In virtu delle possibilita offerte dalle nueve tecnologie dell'informazione, si sta avvicinando l'era dell'impresa virtuale.
Il lavoro, infatti, tende a lasciare I tradizionali luoghi di produzione e I confini fisici dell'impresa a volte svaniscono.
Cambia inoltro il rapporto dell'impresa con I dipendenti dal momento che aumenta il lavoro a domicilo.
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- Version portugaise -
"A empresa virtual"

Descrição
O autor procura com este livro levar-nos à descoberta desse novo mundo em gestão: o do teletrabalho , do trabalho à distância , das redes profissionais e da empresa virtual , medir-lhes os desafios económicos e sociais. Apoiando-se em exemplos concretos, descreve a empresa do futuro e das suas relações com o homem e o ambiente: Viajante imóvel , a empresa deve estar virtualmente por todo o lado para gerir as suas fontes, o seu saber-fazer, os seus produtos e os seus clientes. A empresa deve aprender a governar à distância. O trabalho, tornado imaterial, está igualmente por todo o lado. Eis-nos homens terminais de uma sociedade ramificada e conectada na qual o nosso tempo se divide entre vida privada e vida profissional que nenhuma fronteira separará. Eis-nos nómadas electrónicos , os loucos zappers de um trabalho que se parceliza em múltiplos lugares e em múltiplas tarefas. A empresa, tornada virtual, perde a sua substância. A constituição de novos monopólios do saber vai deslocar os centros de lucro e os poderes para fora do quadro tradicional. Esta verdadeira revolução copérnica da empresa necessita controlar novas práticas de gestão à distância, mas também dotar os homens de uma verdadeira cultura-rede aberta às trocas interactivas do saber. DENIS ETTIGHOFFER é consultor de gestão e organização. Foi director de desenvolvimento das novas tecnologias da informação e comunicação e é presidente do Eurotecnopolis Institut de França.
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